Les maladies vectorielles chez le chien, le chat… et l’Homme !

Une maladie vectorielle est une maladie infectieuse transmise par la piqûre d’un insecte (comme les puces ou les moustiques) ou la morsure d’une tique. Lors de leur repas sanguin, ces “vecteurs” inoculent des bactéries, des parasites ou d’autres micro-organismes pathogènes dans l’organisme. Parfois, c’est par ingestion de l’insecte que la contamination peut avoir lieu.

Certaines maladies vectorielles sont fréquentes en France métropolitaine et touchent souvent l’homme et l’animal.


● La borréliose de Lyme ou maladie de Lyme est un exemple de maladie bactérienne, transmise par la tique Ixodes ricinus, présente sur l’ensemble du territoire. Elle provoque des lésions cutanées typiques chez l ’homme, une sorte de plaque rouge autour du site de morsure de la tique, mais également de l a fièvre et des troubles articulaires entre autres.


● La leishmaniose est fréquemment rencontrée dans l e Sud de la France et dans la vallée du Rhône. Elle est transmise par une sorte de petits moucherons piqueurs, notamment actifs à la tombée du jour : les phlébotomes. Cette maladie peut être très grave chez le chien et peut également affecter les personnes immunodéprimés (plus rarement les chats).


● Les moustiques, quant à eux, sont responsables de la transmission de la maladie des vers du cœur (ou dirofilariose cardiaque), qui affecte particulièrement le chien, mais également l’homme et plus rarement le chat. Les vers se développent dans les artères pulmonaires et conduisent à l’apparition d’une insuffisance cardiaque.


● Enfin, les puces peuvent également transmettre un ver plat digestif, Dipylidium caninum, aussi appelé “ténia du chat”. C’est en ingérant la puce contaminée que les chiens, les chats mais aussi les jeunes enfants s’infestent.


Etant donné que certaines de ces maladies sont graves, les experts recommandent en prévention l’utilisation régulière d’antiparasitaires externes ayant une action répulsive, pour réduire au maximum la possibilité que l es insectes et les tiques ne piquent ou mordent les animaux.


La mise en place d’un protocole de prévention adapté dépend du mode et du lieu de vie du chat et/ou du chien et aussi de la fréquence à laquelle ils sont amenés à voyager dans des zones d’endémie de ces maladies.


N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre vétérinaire et de son équipe !


Mai 2021 – 58837